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Des problèmes liés au bilinguisme ?
jeudi 19 mars 2015
 Langues

 

 

 

Des problèmes liés au bilinguisme ?

 

Le fait de parler plusieurs langues influence-t-il négativement  les capacités d’apprentissage et favorise-t-il les troubles du langage ?

 

Interview avec M. Francois Grosjean, professeur émérite à l’université de Neuchâtel (Suisse), cofondateur de la revue internationale Bilingualism : Language and Cognition (Cambridge University Press) et auteur de nombreux livres dont Parler plusieurs langues : le monde des bilingues (Albin Michel, 2015).

 

 

Souvent les parents parlent avec l’enfant en utilisant une langue mais la réponse  leur parvient dans une autre langue. Comment remédier à ce problème ?

 

Il est important de s'assurer qu'un certain nombre de facteurs soient présents. Le premier, et le plus important, est tout simplement le besoin que l’on a de communiquer, écouter, participer à des activités, etc. dans une langue donnée. S’il est présent, l’enfant acquerra la langue ; s’il disparaît, il aura tendance à l’oublier. De plus, l’apport linguistique doit être conséquent de la part des personnes qui jouent un rôle central dans la vie de l’enfant et il faut qu’il s’étende sur une certaine durée. Il faut par ailleurs que cet apport soit aussi varié que pour la première langue et qu’il ait lieu dans les mêmes types de situations, si possible. Autre facteur, la famille, immédiate et étendue. Elle doit assurer une pratique régulière de chaque langue dans une ambiance d’encouragement. Enfin, si la langue est reconnue et appréciée par l’école, à défaut d’être utilisée dans le programme scolaire, l’enfant sera encouragé à continuer à s’en servir. Et si elle est pratiquée à l’extérieur du domicile, par ceux que l’enfant côtoie, cela sera d’un grand secours.

 

Que faire quand l’une des langues parlées est sous-estimée socialement ?

 

Le rôle de la famille est crucial à ce niveau.  En effet, les enfants sont très sensibles au statut d’une langue et à son image tels qu’ils sont reflétés par l’environnement qui est le leur. Une langue critiquée et dévalorisée sera plus facilement laissée de côté par l’enfant, qui ne fera que reproduire les attitudes de ceux qui l’entourent. En revanche, la valorisation d’une langue et de ses locuteurs lui donnera envie de continuer à l’apprendre.

 

Faut-il permettre à l’enfant de mélanger les langues ?

 

C'est à tort que le « mélange des langues » chez les petits bilingues est pris pour un signe que l’enfant peinerait dans ses deux langues. Cette pratique est tout à fait normale chez les bilingues simultanés au début de leur acquisition des deux langues (ils s’en servent surtout lorsqu’il y a une recherche du mot) ; elle diminue en importance avec le temps, comme cela a été démontré par de nombreux psycholinguistes. Chez le bilingue successif, en train d’apprendre une langue, il est tout aussi naturel que la langue dominante intervienne pour l’aider à communiquer. L’enfant peut également être en mode bilingue lorsque les mélanges sont observés. S’il est en train de parler à quelqu’un qui connaît les deux langues, il est normal qu’il se serve de son bagage linguistique complet pour communiquer avec lui. Enfin, certains enfants grandissent dans des familles où le parler bilingue est la norme (avec alternances de code et emprunts). Cependant, en découvrant la communication monolingue à l’extérieur de la maison, ils apprendront à se mettre dans le mode adéquat, mais cela prendra parfois un certain temps.

 

Faut-il obliger l’enfant à parler la langue sans accent ?

 

Il est important de souligner qu’il n’y a aucun lien entre la connaissance que l’on peut avoir d’une langue et l’accent. Certaines personnes, comme divers auteurs francophones d’origine étrangère, possèdent une connaissance exceptionnelle d’une langue mais gardent un accent lorsqu’elles la parlent, alors que d’autres ne connaissent pas très bien une langue, mais l’articulent sans accent pour l’avoir apprise dans leur enfance. Il est donc temps de faire disparaître le critère « accent » de la définition du bilinguisme ! Il y a bien une période favorable pour apprendre une langue sans accent, mais les chercheurs ne sont pas d’accord sur la limite supérieure; ce serait 10 à 12 ans, voir 15 ans.

 

Le bilinguisme doit-il être arrêté en cas de trouble du langage ?

 

Certains enfants bilingues souffrent de troubles du langage, mais ils ne sont pas proportionnellement plus nombreux que les enfants monolingues. Les spécialistes disent désormais aux parents d’enfants bilingues, sans ou avec une déficience langagière, de maintenir leur bilinguisme et de ne pas éliminer une langue, car cela peut avoir des conséquences négatives au niveau psychologique, social et pédagogique.

 

Le fait d’être bilingue n’épuise-t-il pas l’énergie censée être utilisée pour acquérir de nouvelles compétences?

 

La théorie, sans fondement d'ailleurs, selon laquelle l’effort demandé pour l’acquisition d'autres langues semble diminuer la quantité disponible d’énergie intellectuelle pour l’acquisition d’autres connaissances est maintenant totalement désuète.

 

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