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Jeux vidéo et jeux de guerre : l’avis de l’expert
vendredi 20 mars 2015
 Jeu

 

Jeux vidéo et jeux de guerre : l’avis de l’expert

 

 

Savez-vous que 15 minutes de jeux vidéo violents suffisent à augmenter les attitudes agressives du joueur ? Et que les individus calmes ou coléreux sont tous affectés par les spectacles violents ?

Interview avec M  Jacques BRODEUR, consultant en Prévention de la violence, éducation médiatique, et promotion de saines habitudes de vie.

 


Pourquoi les jeux vidéo  sont-ils violents?

Ils sont conçus ainsi car ils se vendent beaucoup, surtout chez les jeunes, dont la plupart n'ont aucune idée des impacts sur leur santé mentale, sur le développement de leur cerveau, sur le vivre ensemble.

L'adolescent est encore plus à risque, il se croit invincible, à l'abri des dégâts psychiques. Écrire un livre intitulé QUI A PEUR DES JEUX VIDÉO aujourd'hui équivaut à écrire à la veille du départ du Titanic QUI A PEUR DES ICEBERGS. En fait, la violence commise à l'écran ne salit pas le plancher, ne brise pas le mur, ne déchire pas le sofa, et les traces dans le cerveau sont invisibles: pas d'ecchymose,  pas de sang, pas de douleur perceptible. Mais les dommages sont réels, profonds et, hélas, durables.

Que gagne le marketing à créer des jeux faisant la promotion de la violence?

Pour les agences de marketing, sans autre loi que celle du marché, la violence est un appât comme un autre.

Si l'État veut intervenir pour réglementer leurs pratiques commerciales, ils vont  hurler à la censure.

Pour le commerçant, ce qui fait augmenter les ventes est positif, ce qui réduit les ventes est négatif. L'ingrédient toxique VIOLENCE rapporte beaucoup à une minorité d'actionnaires mais coûte très cher aux joueurs, à leurs familles, à l'école et à la société.

Quelles constatations sur le plan pratique ?

Pendant que l'adolescent croit jouer avec un jeu FPS (First Person Shooter, simulateur de meurtre), c'est le concepteur du jeu qui s'amuse avec les neurones de son cerveau. Il relie l'acte criminel posé (virtuellement) avec la manette au centre neurologique du plaisir.

 Et le lundi matin, les ados gros joueurs se racontent le nombre de monstres  ou de policiers tués. Plus ils en ont tué, plus ils sont fiers. Ils peuvent passer la nuit à tuer, dans leur chambre, pendant que leurs parents dorment confiants. Le cerveau du joueur a été isolé, abusé, son pouvoir d'empathie et de compassion a été réduit, neutralisé, détruit, pendant que son égo a été flatté, sa conscience engourdie. Le jeune croit avoir échappé à la vigilance (malveillante) de papa et maman.

 

Ne doit-on pas dénoncer les concepteurs du jeu et les commerçants impliqués?

Si on les dénonce, ils rejettent le blâme sur les parents qui ne protègent pas leur progéniture. Imaginez un pédophile qui attire des enfants en leur offrant des bonbons. Pris sur le fait, il déclare aux policiers: ce n'est pas ma faute, ce sont les parents qui n'ont pas protégé  leurs enfants. La société protège-t-elle les abuseurs d'enfants? L'État est-il tenu de se taire? Avec le Défi « sans écrans », les enfants goûtent à autre chose et risquent d'aimer ça, c'est le pari que nous faisons. Entre le Défi et la soumission aux abuseurs, les familles ont le choix.     




Est-il normal de jouer aux fusils et pistolets?

Normal, c'est la mauvaise question à poser. Tout peut devenir NORMAL si les cerveaux sont conditionnés. Doit-on aussi trouver normal qu'on bourre des dessins animés POUR ENFANTS de 80 actes d'agression par heure, dans le but d’inciter l’enfant à choisir ce genre de  héros toxiques comme cadeau? Et que les parents, grands-parents, oncles et tantes se sentent obligés d'en offrir pour Noël, fête de paix sur la terre? Cela semble normal à beaucoup de monde si je crois les records de vente atteints par l’industrie du jeu.


Vu d'un autre angle, il n'y a rien de normal dans l'achat d'armes jouets, ni dans le fait de laisser des enfants tirer plaisir de tout cela. Voilà des procédés de manipulation ignobles et illégaux pour abuser des enfants et de ceux qui les aiment. Quelle différence y a-t-il dans un petit cerveau de 5, 6 ou 7 ans lorsque l'enfant joue avec un camion de pompier, une trousse de médecin ou un pistolet? Dans les 2 premiers cas, il imagine secourir des malades ou une famille en proie des flammes. Avec le pistolet, l'enfant imagine quoi? Donner la mort? Voir le sang couler?

 

 

 

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