? Détails article
The feeling of replica handbags uk is noble and gucci replica , but hermes replica black replica hermes bag will not give this handbags replica. The black Hong Kong-flavored shoulder replica handbags is engraved with a delicate kitten pattern, giving a kind of Playful and cute feeling.

Home
Pour mieux comprendre nos phobies…
jeudi 30 avril 2015
 Pour mieux comprendre nos phobies…

 

Si les statistiques manquent au Liban, nous savons que 10% des français souffrent de phobies. En quoi consistent les phobies et comment les gérer en famille ?

Interview avec Madame Alexandra de Sénéchal, grande phobique, cadre dans le monde de la finance et auteur du « Petit Manuel à l’usage des phobiques et de leurs proches ».

 

 

 

 

Que peut-on qualifier de phobies ?

 

Une phobie est une peur irraisonnée et irraisonnable, incontrôlée et incontrôlable, qui se manifeste de manière irrationnelle face à un animal, un lieu, une situation, alors qu’il n’y a aucun danger réel. Une phobie est donc une peur excessive qui se traduit fréquemment par une crise de panique au cours de laquelle le phobique a l’impression qu’il va au mieux s’évanouir, au pire mourir, alors qu’heureusement rien ne se passe !

 

Y a-t-il des phobies plus handicapantes que d’autres ?

 

Oui, celles qui peuvent se produire au quotidien et le transformer rapidement en cauchemar ! Si vous avez la phobie des crocodiles, ce n’est pas très gênant! Si par contre, vous avez la phobie des escaliers alors que vous vivez au 5e étage sans ascenseur, c’est handicapant. L’agoraphobie, que je connais bien pour en avoir souffert, fait partie des pires car cette peur des grands espaces et du vide se décline tout au long de la journée, dans la rue, les supermarchés, l’école, le cinéma, donc dans des lieux de la vie courante, quasi incontournables.

 

Y a-t-il un facteur déclenchant d’une phobie ?

Tout dépend de ce que vous entendez par « déclenchant ».

Si l’on parle des premières manifestations de phobies, elles peuvent être liées à un événement traumatique bien précis, tel qu’un accident et apparaître plus ou moins rapidement après, ou avoir une origine plus diffuse – familiale, culturelle, par mimétisme.

A partir de là, les manifestations de phobies se déclenchent face à l’élément qui nous fait peur. Il faut savoir que l’anticipation et la mémoire jouent un rôle important dans le développement des phobies. Le phobique anticipera toute circonstance dans laquelle la phobie, avec ses sensations physiques désagréables, pourra se produire ou se reproduire. En outre, il suffit quelquefois d’un simple mot évocateur pour faire basculer d’un état « normal » à un état phobique.

 

D’après votre expérience, est-il facile aux parents de comprendre la phobie de leurs enfants ?

Pas du tout ! Sauf à ce qu'ils en souffrent eux-mêmes et soient donc familiarisés avec le problème, c’est très compliqué pour les parents, d’autant plus si les phobies ne sont pas circonstanciées à un élément précis – comme l’eau ou les araignées – mais sont multiples et complexes. Comment voulez-vous comprendre ce que votre enfant ressent face à un danger qu’il est seul à voir ? Même si vous y mettez la meilleure volonté du monde et que vous essayez de vous mettre à la place de votre enfant, vous aurez du mal à comprendre par exemple qu’il puisse voir du vide dans une salle pourtant noire de monde, ou encore, au 10e étage, que les murs, les sols et les plafonds n’existent pas pour lui et qu’il ait l’impression d’être dans un immeuble en construction avec seulement des poutrelles.

 

Que faire dans ce cas ?

Même s’il est difficile de se mettre à la place de son enfant phobique, il est impératif que les parents fassent le maximum pour comprendre ce qu’il ressent et l’aider à gérer une situation difficile pour lui. Il faut savoir que l’enfant phobique éprouve une très grande souffrance tant physique que morale, et il appartient aux parents de tout faire pour l’aider à combattre ses phobies et s’en débarrasser au plus vite.

 

Faut-il encourager les enfants à parler de leurs phobies ?

Oui, trois fois oui ! [Il faut prendre le mal à la racine !] L’objectif est de déceler le plus tôt possible la phobie afin de la désamorcer avant qu’elle n’ait eu le temps de s’installer. Il faut savoir que les phobies ont la fâcheuse tendance à se démultiplier, donc il faut pouvoir intervenir rapidement pour éviter que votre enfant ne se construise avec et sur ses phobies. Il faut donc être à l’écoute, savoir reconnaître les symptômes et ensuite trouver les solutions pour l’aider. L’avantage est qu’aujourd’hui, grâce à des magazines comme le vôtres, parents comme enfants peuvent être sensibilisés à ce sujet, alors que lorsque j’étais adolescente, il y a une vingtaine d’années, nul ne parlait des phobies ; j’ignorais alors ce que j’avais et je craignais d’être « folle ».  

L’enfant a besoin de ne pas se sentir seul pour affronter ces peurs qu’il ne comprend pas lui-même et qui le submergent, il a besoin de se sentir accompagné, compris et soutenu par ses proches. Il vaincra alors d’autant plus rapidement ses phobies.

 

 

all news