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Réapproprions-nous notre patrimoine libanais….
vendredi 5 juin 2015
 Patrimoine

 

Réapproprions-nous notre patrimoine libanais….

 

« Le Liban est le plus beau pays du monde » disent en cœur les libanais. Lorsqu’on creuse un peu la question et qu’on dit oui mais les nécessités vitales ne sont pas toujours assurées, comme l’électricité, la sécurité par exemple, le ton change et l’on se retrouve face à des critiques sans mesure. Ce changement impromptu est dû à la tendance qu’ont les libanais à toujours être optimistes même quand rien ne va.

Qu’en est-il quand nous parlons de patrimoine ? Et comment sensibiliser nos enfants à cette richesse ?

 

Interview avec Mme Joumana CHAHAL TIMERY, présidente fondatrice de l’Association « Pour la Sauvegarde du patrimoine de Tripoli ».

 

 

 

Comment percevez-vous le  Liban d’aujourd’hui ?

 

Un beau pays ! Mais je suis vexée de voir que la montagne dévastée par une vague de constructions anarchiques, ne ressemble plus à une montagne. Les villes ressemblent plutôt à un amas de constructions dont chacune porte le style de son constructeur et aucune ne ressemble à l’autre ! La mer ne se voit plus car des investisseurs y ont construit des complexes et des immeubles sans queues ni têtes !

 

Cet aspect « chaotique » contemporain est-il « normal »?

 

A cela une raison qui me paraît plausible ; Les libanais sont de grands voyageurs. La diaspora libanaise est dispersée aux quatre coins du monde.  Chacune d’elle importe au pays des cèdres la culture de son pays d’adoption. Il est donc normal que le Liban soit un mélange de toutes ces cultures et de toutes ces civilisations. Et oui ne nous trompons plus, tant que nous n’avons pas pris la décision de prendre notre avenir en main avec une vraie politique pour gérer cette anarchie le Liban ne cessera  de changer de figure.

 

Pourquoi êtes-vous si attachée au patrimoine libanais ?

 

Je fais partie de ces 6 millions de libanais expatriés à la recherche de leur identité. Je vis à Paris depuis 27 ans, mais l’amour du plus beau pays du monde est gravé au fond de mon cœur, comme la tortue dans sa carapace. C’est la raison pour laquelle le combat que je mène pour le patrimoine libanais est devenu pour moi, plus qu’une passion, une raison d’être.  Voilà pourquoi nous avons fondé, en 2009, l’Association Pour la Sauvegarde du patrimoine de Tripolis.  L’ASPT est une organisation non gouvernementale culturelle française, indépendante de tout pouvoir politique, religieux ou économique, pour faire connaître et promouvoir le patrimoine de la ville de Tripoli ,en France, par le biais de divers événements culturels (colloques, conférences, concerts, expositions visites etc…). Localement, nous menons des actions de sauvegarde du patrimoine dans des contextes d’alertes de démolitions, d’oubli ou de déshérence, ainsi que dans des situations post-conflits.

 

Sur quels axes travaillez-vous ?

 

Nous travaillons sur trois axes : la connaissance du patrimoine, la sensibilisation au patrimoine et la valorisation de ce patrimoine.

Notre projet phare et dont on est le plus fiers, c’est « Patrimoine en partage ©» créé avec une autre association « Patrimoine sans frontières », en partenariat avec le ministère libanais de l’Education. C’est un projet éducatif qui consiste à sensibiliser les élèves, et à travers eux, la population au patrimoine. Cette sensibilisation tend à faire connaître le patrimoine dans chaque région du Liban, le reconnaître pour l’apprécier.

 

Ce projet a-t-il bien démarré ?

 

Il est encore dans sa phase pilote. Sa réussite permettra, outre la connaissance du patrimoine libanais, une réappropriation de ce patrimoine, un apprentissage des valeurs de la citoyenneté, une meilleure préservation de l’environnement et une nouvelle conduite pour reconstruire la société libanaise démolie par la guerre civile. Notre identité libanaise bafouée par tant d’ingérences et de conflits, doit pouvoir retrouver ses racines dans le milieu du patrimoine.  

 

Le patrimoine peut-il donc nous unir ?

 

Ce qui unit la population d’un même pays, c’est son histoire commune. Cette histoire est certes dans les manuels, elle est visible sur les murs des citadelles, des églises et mosquées, des hammams, des khans et des anciennes demeures ; C’est une richesse culturelle et touristique du pays. Apprenons à nos enfants à se réapproprier ce patrimoine précieux que nous ont légué nos ancêtres. Notre pays est vieux de 7 mille ans, il nous offre encore beaucoup de vestiges, serions-nous de bons garants de cet héritage ? En  démolissant ces bâtisses, c’est notre histoire qu’on détruit, notre passé et notre avenir……

 

 

 

                                                          

« La conservation des monuments du passé n’est pas une simple question de convenance ou de sentiment. Nous n’avons pas le droit d’y toucher. Ils ne nous appartiennent pas. » John Ruskin

 

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