? Détails article
The feeling of replica handbags uk is noble and gucci replica , but hermes replica black replica hermes bag will not give this handbags replica. The black Hong Kong-flavored shoulder replica handbags is engraved with a delicate kitten pattern, giving a kind of Playful and cute feeling.

Home
Epilepsie: pour en savoir plus...
vendredi 18 septembre 2015
 Epilepsie : ce qu’il faut savoir…

 

Savez-vous que l’épilepsie est la plus fréquente parmi les maladies neurologiques après la migraine ?

Elle  touche tous les âges depuis la naissance, mais à chaque âge sa spécificité liée au stade de développement du cerveau.

Comment mieux la comprendre pour assurer le meilleur confort à nos enfants ?

Interview avec Dr Sandra SABBAGH, neuropédiatre exerçant au centre hospitalier universitaire de l’Hôtel Dieu de France.

 

Qu’est-ce que l’épilepsie ?

L’épilepsie se caractérise par des décharges d’influx nerveux anormaux dans le cerveau. Les cellules du cerveau sont souvent normales mais il y a un problème au niveau du « passage du courant ». Ces décharges ponctuelles et soudaines se traduisent cliniquement par  la crise convulsive.

Il s’agit donc d’une activité anormale d’un groupe de cellules du cerveau. Voilà pourquoi les symptômes diffèrent selon la zone touchée : mouvements (zone motrice), sensations bizarres (zone sensorielle), hallucinations visuelles (zone visuelle)….

L’électro-encéphalogramme (EEG) est un examen qui permet d’enregistrer l’activité cérébrale et donc de mesurer les influx nerveux anormaux.

Y a-t-il un facteur héréditaire ?

Il existe deux sortes d’épilepsie : celle symptomatique liée à une anomalie au niveau du cerveau,  et celle idiopathique ne présentant aucune cause précise. Dans ce cas  l’IRM du cerveau affiche un résultat normal, les symptômes sont plus doux, le traitement plus simple, et la guérison spontanée possible. On parle plutôt d’hérédité quand il s’agit d’épilepsie idiopathique.

 

Toute crise est-elle synonyme d’épilepsie ?

Il s’agit d’épilepsie quand les crises se répètent selon le même scénario. Une crise solitaire n’est pas nécessairement liée à l’épilepsie, elle peut survenir suite aux traumatismes crâniens, méningites, accidents vasculaires cérébraux, états fébriles, surdosages médicamenteux…

Seule la répétition non justifiée de crises permet de poser le diagnostic de l’épilepsie.

Des examens tels que l’IRM et l’EEG permettent de confirmer ce diagnostic  et d’en déceler la cause afin d’orienter le traitement. S’il s’agit d’une épilepsie secondaire à une autre maladie localisée au niveau du cerveau (tumeur par exemple), le traitement doit cibler la maladie de base.

Pourquoi conseille-t-on de priver l’enfant de sommeil avant de subir l’EEG ?

Le sommeil diminue le seuil de l’épilepsie. On a donc plus de chance de tomber sur une anomalie  lorsque le patient s’endort lors de l’EEG. De plus l’endormissement facilite la procédure quand il s’agit de petits enfants assez agités.

Dans certains cas bénins les symptômes ne se manifestent d’ailleurs que  durant le sommeil  et réveillent le malade.

Comment peuvent se manifester les crises ?

Les gens ne  retiennent souvent que les symptômes spectaculaires comme la perte de connaissance et les convulsions (crise grand mal). Or  le panel des symptômes est beaucoup plus large et certains peuvent même passer inaperçus.

L’épilepsie peut se manifester par une perte de contact ou des absences surtout chez l’enfant (distractions  de quelques secondes), mais aussi par des sensations bizarres non liées aux mouvements, par un fourmillement, une  impression de déjà vu …

Peut-on prévenir une crise ?

La crise généralisée avec perte de connaissance ne peut être prévenue car on ne la sent pas venir. Par contre et avec l’habitude on peut finir par détecter la survenue de crises partielles focales.  Cela permet au patient de  se mettre à l’abri et d’éviter les chutes, mais il ne peut empêcher la crise.

Le traitement est-il facile ?

70% des malades guérissent spontanément avec l’âge ou sont bien contrôlés par les médicaments. Il s’agit de l’épilepsie idiopathique.

Les 30% qui restent ont recourt à une opération chirurgicale au niveau de la zone dite « épileptogène » du cerveau. Un pacemaker peut également être proposé pour diminuer la fréquence et les retombées des crises.

Le traitement dépend du contexte et de l’âge du patient : des crises nocturnes sans gêne respiratoire ne nécessitent pas nécessairement de traitement…

Comment savoir si une guérison a lieu ?

Si l’enfant traité  ne présente plus de symptômes et d’anomalies au niveau de l’EEG pendant deux ans, on peut arrêter le traitement et considérer qu’il est guéri.

 

Quelle hygiène de vie conseillez-vous aux enfants épileptiques ?

1-      Le manque de sommeil déclenche les crises : une nuit complète de sommeil est donc nécessaire.

2-      Certaines épilepsies sont photosensibles : si le résultat de l’EEG le prouve il faudrait éviter de passer des heures devant l’écran  (télévision, tablettes…) ou de se retrouver en présence de stroboscopes et jeux de lumières car le signal lumineux peut déclencher la crise.

3-      L’abus d’alcool diminue le seuil de l’épilepsie : à prendre en considération chez les adolescents.

                
all news