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Le patrimoine musical libanais : une richesse à découvrir…
dimanche 22 novembre 2015
 

Le patrimoine musical libanais : une richesse à découvrir…

 

Quels sont les courants musicaux au Liban et comment les faire connaître à nos enfants ?

Interview avec Zeina SALEH KAYALI,  Chargée de mission à la Délégation du Liban auprès de l’Unesco, membre fondateur et vice- présidente du Centre du patrimoine musical libanais (CPML-espace Robert Matta) au Collège Notre-Dame de Jamhour. Conférencière et organisatrice de concerts,  elle est l’auteur de « Compositeurs libanais du 20eet 21e siècles » (Séguier, Paris, 2011) et « La Vie musicale au Liban de la fin du 19e siècle à nos jours » (Geuthner, Paris, 2015). Elle travaille actuellement sur une collection de livres-disques, consacrée aux grandes figures de la musique au Liban.

 

 

Quels sont les grands courants musicaux au Liban ?

Les musiques libanaises sont diverses, à l’image de l’âme libanaise. Aussi bien d’Orient que d’Occident, parfois des deux en même temps. En tout cas il s’agit toujours d’un pont entre les différentes cultures et les civilisations.

Dans mes recherches autour des compositeurs et de leurs catalogues, j’ai dénombré six grands courants :

1-      Courant issu directement du folklore (Assi et Mansour RAHBANI)

2-       Courant issu de la musique arabo-oriental non exclusivement libanaise (Toufic EL-BACHA)

3-      Courant basé sur une écriture à la fois orientale et occidentale (Toufic SUCCAR)

4-      Courant de musique strictement occidentale mais teintée d’orientalisme (Gabriel YARED)

5-      Courant exclusivement occidental (Karim HADDAD)

6-      Musiques liturgiques (Père Paul ACHKAR)

 

 Selon votre expérience, les jeunes semblent-ils connaître le patrimoine musical de leur pays?  

Il est vrai que les jeunes connaissent mal leur patrimoine musical. Or la musique fait partie des éléments structurants d’une personnalité. Connaître et apprécier sa musique nationale est une étape de plus sur le chemin de la construction d’une identité, tant personnelle que collective. Peut-être est-ce aussi parce que leurs parents eux-mêmes n’ayant pas été informés de l’existence et de la richesse de cette musique, ils ne l’ont pas transmise à leurs enfants.

 Que doivent faire les parents pour sensibiliser les enfants à cette richesse musicale?

Apprendre eux-mêmes à la connaître et à l’apprécier. Dans la musique libanaise, il y en a pour tous les goûts. Que l’on soit plutôt classique ou contemporain, de sensibilité orientale ou occidentale, elle est d’une telle richesse et d’une telle diversité qu’il y aura toujours quelque chose de bon à y prendre !

C’est sûr que quand des parents transmettent quelque chose qu’ils connaissent bien et qu’ils aiment, tout se fait naturellement et sans effort. Ecouter un disque, aller à un concert, faire une recherche sur internet pour en savoir plus sur tel ou tel compositeur, tout cela se placera naturellement dans le dialogue entre les parents et leurs enfants.  C’est un travail  d’assez longue haleine qui se construit petit à petit à  travers les générations et qui peut en favoriser le dialogue.

Quelle est la responsabilité des écoles à ce niveau? 

Elle est immense ! Les écoles  peuvent aussi initier les enfants de façon ludique et agréable au patrimoine musical libanais, en leur donnant la fierté de leur culture. Bien sûr il est nécessaire d’offrir aux enfants une éducation musicale générale. Cela ouvre l’esprit et excite la curiosité. Cela donne aussi de la rigueur et peut être très utile pour d’autres matières !  Puis en leur apprenant les différents genres musicaux (le baroque italien, le romantisme allemand ou l’impressionnisme français par exemple), on peut leur parler de leur musique libanaise avec ses différentes caractéristiques. Pourquoi pas ?

 Que dites-vous du Centre de patrimoine musical libanais que vous avez créé ? 

Le Centre du patrimoine musical libanais (CPML-Espace Robert Matta) a vu le jour en octobre 2012 au collège Notre Dame de Jamhour. Il a pour but de rassembler, conserver et valoriser les archives des compositeurs libanais : partitions, enregistrements, photos, programmes de concerts, lettres, manuscrits, autant d’objets qui parlent des musiciens, de leur vie musicale, de leur mémoire et donc de notre mémoire, celle du Liban à travers sa musique.

Le CPML a également une mission de faire entendre ces musiques à travers l’organisation de concerts. A ce jour, il a surtout été fréquenté par des étudiants en musicologie ou en histoire,  dont certains sont venus spécialement de la Sorbonne !

Mais un projet d’exposition qui pourrait voir le jour d’ici deux ans, montrerait au grand public ce que recèle le CPML de trésors et comment tout cela nous parle de nous et de notre pays.

 Que peut-on dire des courants musicaux actuels au Liban?

 Qu’ils valent tous la peine d’être connus et entendus, quitte à ce que tous ne nous plaisent pas et que nous fassions notre choix. Mais déjà pour savoir si nous aimons ou pas, ne faut-il pas connaître ?  Le Liban est un pays extrêmement riche d’individualités musicales. Ce qui nous manque c’est une véritable politique culturelle, un fil conducteur qui pourrait rendre les choses plus lisibles et plus audibles au grand public.

 

 

 

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