? Détails article
The feeling of replica handbags uk is noble and gucci replica , but hermes replica black replica hermes bag will not give this handbags replica. The black Hong Kong-flavored shoulder replica handbags is engraved with a delicate kitten pattern, giving a kind of Playful and cute feeling.

Home
Cancer du sein : faut-il dépister ?
mardi 11 mars 2014
 Prévention

Cancer du sein : faut-il  dépister ?

Le cancer du sein est le cancer le plus fréquent chez la femme. C’est la  première cause de mortalité chez les moins de 65 ans.

Les avantages du dépistage sont bien connus : découverte précoce du cancer, chirurgie et morbidité moins importantes, traitement plus efficace et moins agressif.

Cependant, des recommandations strictes doivent être suivies.

Interview avec Dr Michel GHOSSAIN, Professeur de radiologie, Chef de Département d’Imagerie Médicale à la Faculté de Médecine de l’USJ, exerçant à l’Hôtel-Dieu de France, CHU Beyrouth.

 

Quelle est l’incidence du cancer du sein ?

On considère que le cancer du sein touche entre une femme sur dix, voir une femme sur huit, d’où l’intérêt d’un dépistage.

Quelles sont les recommandations pour ce dépistage ?

Ces recommandations varient d’un pays à l’autre mais la plupart des médecins se basent essentiellement sur les recommandations de la Société Américaine de Cancérologie (American Cancer Society) dont les principes les plus importants ont été adoptés par le gouvernement libanais. Chez les femmes n’ayant aucun risque particulier de cancer du sein (absence d’antécédents familiaux ou de prédisposition génétique), une mammographie annuelle est recommandée à partir de l’âge de 40 ans, tant qu’elle est en bonne santé.

La mammographie reste la base incontournable du dépistage, complétée si nécessaire par une échographie et plus rarement par une IRM.

Chez les patientes ayant un risque élevé de cancer du sein, ce dépistage est entamé plus précocement. Dans certains cas, il est même recommandé d’associer la mammographie à une IRM systématique.

Quels sont les  inconvénients du dépistage ?

Si les avantages sont bien connus, les désavantages restent plus difficiles à analyser : Il y a d’abord un coût financier,  puis le risque d’irradiation, mais ces deux facteurs ne sont pas les seuls qui entrent en jeu.

Les D’autres désavantages tout aussi importants, sont les faux positifs et les sur-diagnostics. On entend par faux positif la découverte d’une lésion qui n’est pas maligne. Malheureusement, ça ne peut toujours être prouvé d’emblée sur la mammographie. Des examens complémentaires tels qu’une échographie, une IRM, et même une biopsie seront nécessaires pour finalement conclure  qu’il s’agit d’une lésion bénigne. Nous aurions donc dépensé plusieurs milliers de dollars et stressé la patiente inutilement.

D’autre part, le sur-diagnostic fait allusion aux nombreux cancers in situ (localisés) dont certains ne seront jamais invasifs et ne mettront jamais en danger la vie de la patiente. Malheureusement à ce stade de la médecine, il est impossible de faire la différence entre un cancer in situ qui restera stable et un cancer in situ qui va évoluer vers un stade invasif.

 

Quels sont les progrès apportés en matière de mammographie ces dernières années ?

Nous sommes d’abord passés de la mammographie analogique à la mammographie numérique ; ce qui est comparable au passage de la pellicule au capteur numérique pour les appareils photographiques. Ceci a diminué l’irradiation et augmenté la performance de nos examens.

D’autres inventions plus sophistiquées ont également eu lieu ; la plus importante est probablement la tomosynthèse. Il s’agit d’un appareil qui permet d’avoir non seulement une image mammographique conventionnelle, mais également des coupes de 1 mm d’épaisseur, ce qui permet une analyse plus précise et peut éviter de recommencer inutilement certains clichés.

Une femme peut-elle faire un examen du sein si elle n’a pas atteint l’âge du dépistage et si elle ne ressent aucun symptôme ?

Non, cela n’est pas recommandé, en raison des risques d’irradiation, des risques de faux positif et des risques de sur-diagnostic  déjà décrits.

Malheureusement, chaque praticien de notre spécialité a déjà  rencontré au cours de sa vie professionnelle des jeunes personnes, parfois âgées de 30 ans ou moins et sans aucun antécédent familial, atteintes  d’un cancer du sein.

Il est donc difficile d’empêcher leurs amies qui ont presque le même âge de faire un examen de dépistage puisqu’aucun médecin ne peut leur affirmer que le risque d’avoir un cancer est nul. Mais il pourra simplement leur dire que le risque est tellement faible qu’il n’est pas recommandé qu’elles le fassent en leur exposant les avantages et les désavantages du dépistage. Il revient ensuite à la personne concernée de prendre une décision éclairée.

 

all news