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Je suis anxieux, mon enfant le sera-t-il?
jeudi 1 juin 2017
 Je suis anxieux, mon enfant le sera-t-il aussi?

 

Savez-vous que la probabilité que notre anxiété passe à nos enfants ?

Des recherches scientifiques montrent que l’anxiété est une émotion extrêmement contagieuse. Elle se transmet, un peu comme un virus, d’un individu à un autre. Y être confronté à longueur de temps peut donc être contaminant.

Interview avec Monsieur Christophe HAAG, professeur – chercheur en psychologie sociale, co-auteur de « Contre nos peurs changeons d’intelligence » (Albin Michel).

 

 

L’expérience qui démontrerait la transmission de l'angoisse : (encadré)

Cette expérience m’a été racontée par le Professeur Didier Grandjean à l’Université de Genève en Suisse: des chercheurs d’Atlanta aux États-Unis ont induit de la peur chez des souris mâles en l’associant à une odeur particulière, celle de l’acétophénone. En fait, chaque fois qu’était diffusée l’odeur, les souris recevaient un léger choc électrique. À terme, elles ont fini par assimiler cette odeur spécifique à une expérience négative. Jusque-là, rien de nouveau : une odeur particulière de votre enfance peut, rien qu’en y repensant, faire naître en vous une sensation plaisante ou déplaisante.

Mais voilà que, quelque temps plus tard, les souris mâles se sont accouplées. Les chercheurs américains ont alors voulu observer comment la descendance, les fils et petits-fils des souris mâles à qui ils avaient appris à craindre l’odeur de l’acétophénone, réagissaient à ce stimulus olfactif qui ne signifiait a priori rien pour eux. Et les résultats sont là : les souris de première génération montrent une sensibilité accrue à cette odeur (leur réaction est nettement plus forte comparée à celle d’autres souris, un groupe contrôle, dont les parents mâles n’avaient pas reçu de chocs électriques associés à l’odeur). Ainsi, chaque fois qu’ils hument cette odeur, ils ressentent sans rien y comprendre des pointes d’angoisse, comme leur père en son temps. Or eux ne reçoivent pas de choc électrique, donc n’ont a priori aucune raison de paniquer. Le constat est alors implacable : ils ont hérité d’une angoisse paternelle liée à cette odeur en particulier !

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Les chercheurs ont constaté que la deuxième génération, elle aussi, avait une activité physiologique augmentée chaque fois qu’elle humait la fameuse odeur. Cela démontre que l'association de stimuli olfactifs avec des expériences menaçantes et désagréables est transmissible probablement à travers des modifications dans le génome des spermatozoïdes des parents mâles, et ce pendant au moins deux générations ! Bref, cela se résume à : souris mâles angoissées, descendance perturbée. La peur pourrait ainsi se transmettre de génération en génération.

Et si cela était vrai pour l’homme ? Pour l’instant, pas d’études scientifiques sur notre espèce. Mais laissez-moi vous dire une chose : les circuits de la peur chez la souris sont si proches de ceux de l’homme que que ne m’étonnerait... (Et quid des associations positives ?) Affaire à suivre ! (fin de l’encadré)

- Que faire pour rompre ce cercle vicieux ? Les parents devraient développer leur intelligence émotionnelle et celle de leur enfant. Des chercheurs ont révélé qu’un individu doué de cette intelligence sécrétait moins d’hormones de stress (cortisol), domptait plus facilement ses anxiétés, et était en moyenne trois fois moins sujet au burnout (comparé à un individu moins émotionnellement intelligent). On parle souvent du Quotient familial.

 

Qu’entendez-vous par quotient familial?

 

Nous militions pour la mise en place d’un Quotient Emotionnel Familial. C'est l’idée qu’il est important de développer cette forme d’intelligence chez tous les membres, petits comme grands, du foyer. Il existe aux États-Unis des programmes de développement du « QE familial» qui ont fait leur preuve et qui visent notamment à développer en quatre semaines seulement les compétences émotionnelles des parents de manière que leurs enfants, par mimétisme, deviennent eux-mêmes QE++.

Que faut-il faire pratiquement ?

J’invite les parents à essayer d’élever, même si cela n’est pas toujours évident, nos enfants en bonne intelligence… émotionnelle. Il nous faut, nous parents, les pousser habilement à lire plus (notamment des romans de fiction), à manger plus sainement, ne pas les priver de télé ou de console « par principe » (sans toutefois que cela devienne excessif), les inciter à être curieux, à sortir de leurs zones de confort, à faire du sport, à bouger, à faire partie d’un groupe (théâtre, musique ou autre) pour les socialiser, etc.. Il ne faut surtout pas leur transmettre les peurs et les angoisses que nous ressentons pour eux...

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