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Betty TAOUTEL SFEIR
vendredi 27 janvier 2012

 

Betty TAOUTEL SFEIR : J’ai toujours été pour les familles nombreuses

 

 

Débordée mais mieux organisée. Tel est le cas de la mère quand la famille est nombreuse. S’identifiant à une pieuvre, elle tâche d’être présente  auprès de chacun de ses enfants.

Qu’est-ce qui pousserait les femmes d’aujourd’hui à désirer une famille nombreuse ?

Interview avec Mme Betty TAOUTEL SFEIR, comédienne et metteur en scène, mère de

Saria (12 ans), Mayla (9 ans), Mounia (5 ans) et Nady (1 mois).

 

 

 

 

Comment vous sentez-vous avec 4 enfants ?

 

L’organisation est à la base de mes journées sinon je perds mes repères. J’ai toujours été pour la famille nombreuse. Je trouve cela très beau.

 

Quelles sont les raisons qui vous poussent à plaider pour la famille nombreuse ?

 

Elles sont au nombre de 4.

Premièrement j'adore les enfants et je fais partie d'une famille nombreuse (on est 6 enfants). Comme  tout est relatif, je trouve que 4 ce n'est pas beaucoup par rapport à l'ambiance dans laquelle j'ai grandi!

La deuxième raison est égoïste ; c’est la peur de se ressentir seule à un moment donné. Ce sentiment est partagé par un grand nombre de femmes même si elles ne le verbalisent pas.

La troisième est l’ambiance chaleureuse de partage et de communication au sein d’une famille nombreuse : en grandissant  les enfants se sentent bien entourés. Les traditions libanaises qui paraissent parfois étouffantes ont cependant un charme qu’on a su préserver et les retrouvailles familiales créent des liens.

Quant à la quatrième, elle est liée à la nature de mon travail, certes très passionnant, mais pouvant mener facilement  à la dépression. Je suis prise dans un engrenage tel que ma vie repose souvent sur la pièce que je monte. Mon métier n’existerait pas sans spectateurs et je suis tellement entourée pendant des périodes limitées de succès que le facteur de dépression est aggravé quand la pièce se termine. De retour chez moi, je me sens encore plus seule et vidée. Une sorte de baby blues, le deuil d’un rôle, d’un personnage. Cette solitude est donc remplie par les enfants qui me disent « on est heureux de te voir plus maintenant … »

A chaque fois cela me permet de me donner plus et mieux à mes 2 familles: ma famille réelle et ma famille d'immersion professionnelle me ressourçant d'énergie en chacune d'elle pour mieux subvenir aux besoins de l'autre...

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Mère et comédienne. Où réside la difficulté ?

 

Il faut se donner ENTIEREMENT à son métier et à sa famille. Les deux sont épuisants physiquement. En plus le théâtre n’apporte pas de satisfaction matérielle. C’est la satisfaction morale qui compte et le moral est donc tout le temps menacé. Il n y a pas d’horaires : on vit tout le temps avec le rôle, on se donne entièrement…

 

Comment partagez-vous votre temps entre les enfants ?

 

En général j’arrête tout entre 14h30 et 19h pour être avec eux.  Je m’arrange  pour donner mes cours à la l’université le matin ou le soir, mes répétitions de théâtre se passent le soir et les tournages plutôt le matin ou pendant le week-end. J’ai même arrêté les ateliers de théâtre l’après-midi car je ne voulais pas quitter mes enfants pour m’occuper d’autres enfants.

Je suis donc présente quand ils rentrent de l’école, je suis leurs études à tour de rôle, et je les invite souvent à venir voir mon travail. Ils y participent et développent ainsi un côté critique tout en apprenant les exigences de ce métier.

 

Est-il facile de pouvoir partager son temps quand il s’agit de plusieurs enfants ?

 

L’attention est personnalisée selon les besoins qui diffèrent avec l’âge. Quand on est très jeune par exemple on a besoin de moins de temps pour les études et de plus de temps pour le bain et le diner…

 

Est-il plus difficile d’éduquer les enfants de nos jours ?

 

Oui car on souffre franchement d’un phénomène de société: les signes extérieurs de la richesse.

Je suis par exemple étonnée de voir un enfant de 10 ans réclamer un sac de marque ou un portable de dernière génération. Les repères sont perdus et les enfants sont poussés par le comportement d’autres parents à devenir plus exigeants. Les différences de classes sociales deviennent très marquées alors qu’on ne les remarquait pas de notre temps

Pendant la guerre la vie était plus simple, les anniversaires se passaient dans les maisons, le moindre cadeau était apprécié.

Actuellement la vie est chère, la mère est obligée de travailler non seulement pour son épanouissement personnel mais aussi pour un besoin financier, les parents angoissent plus pour l’avenir de leurs enfants.

 

Que faites-vous pour contrecarrer cette situation ?

 

Nous essayons d’inculquer aux enfants les valeurs humaines avant celles du marché. Sinon ils vivront dans l’insatisfaction continue, voulant toujours de nouvelles choses. Il faut qu’ils réalisent la valeur de l’argent.

On dirait que l’âge de l’adolescence a baissé, tout commence plus tôt et c’est effrayant. Les enfants grandissent plus vite. Sans oublier Facebook et Internet qui leur permettent  d’être au courant de tout.

Nous vivons dans une société d’excès et nous tentons d’apprendre à nos enfants de ne pas vivre en comparaison avec ce que les autres ont.

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