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La mode, avec modération….
jeudi 3 mai 2012
La mode, avec modération….
 
 
La société de consommation nous pousse à changer de garde robe toutes les saisons.
Pour l’économie textile que des avantages ! Mais du côté des consommateurs cela devient plus complexe…
Interview avec Mme Elise RICADAT, psychologue et psychanalyste, co-auteure du livre Rien à me mettre ! Le vêtement plaisir et supplice.
 
Peut-on vivre sans complexes quand on décide de ne pas suivre la mode ?
 
Ne pas suivre la mode peut procéder de deux mécanismes :
Soit une volonté claire « d’être originale », ce qui témoigne d’un sentiment d’assurance, d’une identité suffisamment fiable qui n’aurait pas besoin de s’appuyer constamment sur des modèles externes d’identification dont celles véhiculés par les média (autrement dit, des identifications suffisamment bien intériorisées). On pourrait être bien avec soi-même sans avoir à s’affubler de la dernière tenue du moment. C’est le cas des femmes dont on dit qu’elles ont « leur style propre ».
Soit il s’agirait d’investissements qui se focalisent sur d’autres centres d’intérêt. Par exemple, il s’agit des gens qui s’habillent « utile ».
 
Doit-on se culpabiliser de trop acheter quand cela ne nuit à personne ?
 
Non ! Pourquoi se culpabiliser s’il n’y a pas de souffrance ou de mise en danger ? Cela peut être un passe-temps, une passion comme une autre…
 
Quand peut-on dire qu’il s’agit d’une vraie addiction ?
 
Quand on se met en danger financièrement et psychiquement. Quand par exemple on achète beaucoup pour se sentir encore plus femme et plus on achète et moins on se sent femme, plus on se sent vide… Quand apparaissent des sentiments de dépendance, de mal-être…
 
Que dites-vous des mères qui ne cessent de craquer devant les vêtements d’enfants et qui en achètent en grande quantité ?
 
Acheter des vêtements aux enfants en telle quantité peut traduire une volonté d’arrêter d’en acheter trop pour soi et un tour de passe-passe par rapport à son sentiment de culpabilité. Tant que c’est pour les enfants, c’est moins grave !
Mais l’enfant peut aussi être mis à une place de prolongement narcissique de soi-même et il faut alors s’interroger sur son besoin de vouloir le « gâter » autant, pourquoi il faudrait le surinvestir sur le mode de l’image et de l’apparence : qu’achète-t-on à (ou de) son enfant par le biais de ces vêtements ? Qu’est-ce qui pourrait ne pas pouvoir s’exprimer autrement que par ce biais là ? Quelle place prend cette occupation dans la vie quotidienne (et psychique) de ces mères?
 
 
 
Une mère doit-elle intervenir pour freiner les achats abusifs de sa fille ?
 
Quel âge aurait cette fille ? Tout ce qui prend une place démesurée au détriment d’autre chose ou d’un équilibre dans la vie d’une jeune fille doit être interrogé de la part d’un parent à l’égard de son enfant.
Mais attention ! A l’adolescence, il y a un grand besoin de vêtement : le corps change constamment, acheter des vêtements peut être un moyen de l’investir, d’être à son contact. C’est encore une façon d’exprimer son appartenance à un groupe… Les parents doivent freiner cela quant ils sentent qu’il y a là un investissement pathologique.
 
 
Quels conseils donnerez-vous à toutes ces femmes obsédées par le shopping ?
 
Se faire aider, oser dépasser l’aspect futile et a priori honteux de cette dépendance car la volonté pourrait seule suffire !
Consulter. On sort d’autant mieux d’une dépendance qu’on peut aller comprendre quelles en sont ses racines. Un travail thérapeutique accompagne cette recherche qui est, tout comme le symptôme, douloureuse. Avoir le courage de plonger dans cette douleur et de lui donner sens pour enfin pouvoir s’en détacher.
Il faut du temps et du courage pour affronter ce que le symptôme permet de masquer d'autant que se donner un espace de parole paraît au premier abord inefficace et le prix d'une séance excessif surtout à celles qui dépensent des fortunes par ailleurs.
Il ne s'agit pas d'éradiquer le symptôme mais d'en comprendre l'utilité car s'il est une entrave, il est aussi une protection. La thérapie consiste à rendre le symptôme acceptable, moins opérant négativement, à lui accorder une juste place dans notre structuration interne.
 
Les pratiques qui mettent en contact avec son corps propre (pas celui qu’on aimerait avoir idéalement) sont utiles. Apprendre à l’entendre, l’écouter, le regarder, en prendre soin. Le travail sur et par le corps grâce à ces techniques développant une image interne du corps, à l'exact opposé de celles qui consisteraient à le sculpter, constitue donc un levier thérapeutique fondamental.
 
 
 
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