? Détails article
The feeling of replica handbags uk is noble and gucci replica , but hermes replica black replica hermes bag will not give this handbags replica. The black Hong Kong-flavored shoulder replica handbags is engraved with a delicate kitten pattern, giving a kind of Playful and cute feeling.

Home
Le baby blues : mythe ou réalité ?
dimanche 3 mars 2013
Psycho Le baby blues : mythe ou réalité ?

Donner la vie n’est-il pas le plus grand des bonheurs d’une femme? Pourtant, le sourire du bébé n’empêche pas le moral de sa maman de s’assombrir dans les jours, les mois ou même l’année qui suivent l’accouchement.
Interview avec Dr Jean-Paul MIALET, psychiatre, auteur de Sex aequo, le quiproquo des sexes (Albin Michel, 2011)  


Qu’est-ce que le baby blues ?

85% des femmes connaissent un moment de tristesse après avoir mis au monde un enfant. Dans la plupart des cas, cela se limite à un abattement, de la fatigue, du découragement ainsi qu’un étrange manque d’enthousiasme pour s’occuper du bébé – et même, pour la vie dans son ensemble. C’est ce qu’on appelle le baby blues. Ca n’est pas bien profond ni très durable : quelques jours à quelques semaines. Dans certains cas, cela prend une toute autre tournure : 10 à 15% des femmes font l’expérience d’une véritable dépression. Ces dépressions du post partum se montrent de façon exceptionnelle (1 à 2 pour mille) et sont extrêmement sévères ; elles plongent dans des états de prostration mélancolique dangereux pour la maman comme pour l’enfant.

Le baby blues, est-ce inquiétant ?

Le baby blues surprend l’entourage qui idéalise toujours la relation de la maman à son bébé et ne parvient pas à comprendre qu’elle puisse ressentir de la tristesse. La maman elle-même a bien du mal à concevoir qu’on puisse perdre le moral dans ces moments-là. Elle se sent coupable et s’interroge sur sa fibre maternelle. Voulait-elle vraiment un enfant ? Parviendra-t-elle à s’en occuper ? Mais ses doutes sont passagers. Le cafard du baby blues ne l’entame pas gravement.

La cause est-elle psychologique ?

Psychologiquement, porter l’enfant en soi, dans son ventre, n’était encore qu’un rêve propice à toutes les fantaisies de l’imaginaire ; la maternité réelle est différente. La relation d’intimité inégalable qui unit la mère au nourrisson se paye de beaucoup d’effort. Le contact de l’enfant, le souffle de sa respiration contre sa nuque console de ces efforts mais ce petit être fragile et si dépendant rend la mère à la fois heureuse et inquiète. Cris, pleurs, chacun de ses émois doit être interprété en fonction de son intuition, sans certitudes. Materner n’est pas de tout repos.

Quel est la part du physiologique ?

Physiologiquement, l’organisme de la mère est mis à rude épreuve. Le rythme du sommeil est souvent perturbé, il suit le cycle de l’enfant. Surtout, pendant la grossesse, les oestrogènes se sont accrus dans des proportions considérables : tout s’écroule à l’accouchement. C’est ce sevrage hormonal brutal que l’on rend responsable des dépressions profondes du post partum, chez des femmes vulnérables aux antécédents familiaux ou personnels de dépression. Il participe sans doute également au baby blues.

Quel est le rôle du père ?

Le soutien du père dans ces moments d’affaiblissement est précieux. Il épaule, il rassure. Il ne connaît pas le baby blues. Certains pères toutefois ne savent pas aider leur compagne. Ils sont sans indulgence pour ses doutes et son découragement. Quelques pères jaloux de l’intimité de leur compagne avec le nouveau-né peuvent même aggraver la situation. A la fois mauvaises mères lassées de leur enfant, et mauvaises épouses moins ardentes pour leur compagnon, ces mères-là sont plus particulièrement guettées par la dépression. L’entourage ne doit pas l’oublier : la période d’émotion intense que constitue l’accompagnement de la première année de vie de son bébé est aussi une période de fragilité pour la maman.
all news