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Je n'ai rien à mettre!
dimanche 3 mars 2013


Je n’ai rien à mettre !


Combien de fois êtes-vous restée clouée pendant un quart d’heure devant votre armoire ne sachant pas quoi mettre ? Rien à mettre ! Et pourtant tout y est …


Interview avecMme Elise RICADAT, psychologue et psychanalyste, co-auteure du livre Rien à me mettre ! Le vêtement plaisir et supplice.


 

Pourquoi une femme peut-elle regarder son armoire tapissée de vêtements tout en étant convaincue qu’elle n’a rien à mettre ?


« Rien à me mettre ! » peut vouloir dire beaucoup de choses inconsciemment :
 


1- Rien ne me va aujourd’hui ou encore « je ne sais pas qui je suis, comment je me sens, et dans quelle
image de moi-même je serai le mieux ». Il y a là comme une impossibilité momentanée à s’identifier à la femme que je serai dans toutes ces tenues de la penderie. Cela peut arriver dans des moments de fragilités, de doutes.


2- Le vêtement est l’interface entre l’intimité et l’extérieur, entre soi et l’image que l’on donne, la façade que l’on veut bien exposer de soi. Il y a donc une difficulté parfois à identifier le vêtement qui pourrait se charger de ce que l’on veut montrer de soi ce jour-là (vêtement qui met en valeur le corps ou le cache, vêtement qui rend ‘femme’ ou ‘anonyme’, etc.).


3- Dans les cas plus pathologiques, le ‘rien à me mettre’ peut être synonyme de ‘rien à être’, tant le vêtement peut être perçu comme une colonne vertébrale de la personnalité. Les femmes sont alors en quête d’un vêtement idéal qui leur donnerait, magiquement, une existence de femme, un sentiment de ne plus être cet être transparent dont elle souffre. Le rien à me mettre, comme nous l’avons expliqué dans notre livre,
traduirait là une quête insatiable qui viserait à répondre à ce vide identitaire …


 


Pourquoi certaines femmes considèrent-elles la boutique comme un endroit féérique ?


Dans la boutique, les femmes peuvent jouer à la princesse pendant quelques minutes, passer des vêtements qu’elles n’oseraient jamais porter dehors.


 
Quel est le rôle de la vendeuse ?


 
Son regard, en tant que femme, peut convaincre les clientes d’appartenir à la communauté des belles
femmes qui peuvent plaire. Pour les femmes qui traversent transitoirement ou de manière plus pathologique des moments de fragilité quant à leur sentiment de féminité, ce regard et le lieu de la boutique est donc comme magique, capable de leur faire totalement oublier, momentanément, cette sensation qui les
angoisse. C’est la raison pour laquelle le shopping peut devenir addictif (en tant qu’il répond, au moins dans un premier temps, à une angoisse dont on ne peut se départir).


Pour les cas les plus pathologiques encore, c’est l’endroit où elles y apparaissent à elles-mêmes, passant par le regard de la vendeuse (ou de leur mère, ou d’une amie) pour combler ce regard sur soi qui fait tant défaut. Ces femmes décrivent souvent qu’elles ne perçoivent pas leur corps tant le rapport à leur image est
brouillé. Dans la boutique, elles se « voient » dans le miroir du regard de la vendeuse.


 Comment expliquer le fait qu’une robe puisse plaire énormément dans la cabine d’essayage puis perdre toute sa magie aussitôt rentrée chez soi ?


 Pour les mêmes raisons. La robe permet, tout à coup, d’être dans cette illusion d’optique transformant
la femme en l’idéal qu’elle a en tête.
La robe n’est pas portée seulement par le corps mais aussi par l’imaginaire alimenté par l’image de la
femme de magazine ou du mannequin dans la vitrine ou d’une femme idéalisée dans la vie réelle à qui on voudrait tant ressembler ! La magie cesse évidemment lorsque l’on rentre chez soi car ce regard n’est pas suffisamment intériorisé, ou trop dépendant de regards externes extérieurs….


 


 


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