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Comment développer le goût chez les enfants ?
vendredi 26 avril 2013
 Santé

Comment développer le goût chez les enfants ?

 

Vos enfants sont-ils difficiles en mangeant ? Refusent-ils des aliments que vous concevez importants pour leurs croissances?

Il est possible de former leurs goûts dès le jeune âge d’une façon ludique !

Interview avec Dr Noha BAZ, pédiatre de formation, passionnée de gastronomie et  diplômée des Hautes études du Goût et de la Gastronomie de l'Université de Reims -France (DUGGAT 2009).

Pourquoi est-il important de former le goût d’un enfant ?

Former le goût d'un enfant fait partie à mon sens, de toute éducation réussie et constitue une clé indispensable pour une bonne santé et une bonne croissance. Il s’agit de montrer  à l’enfant que l'on peut allier plaisir et équilibre alimentaire : lui donner si vous voulez un code du « bien manger » qui le mettra à l'abri de beaucoup de maux liés au monde moderne. J’entends surtout l'obésité!

Le goût dépend-il de l'âge de l'enfant?


Le goût est inné. En arrivant au monde l’enfant a déjà été baigné pendant neuf mois dans le liquide amniotique qui lui a transmis des saveurs liées à ce que sa mère mangeait.

Il se développe avec l'allaitement, même s'il s’agit d’une courte durée.  Ensuite il s'apprend!

 

 Comment expliquer le fait qu'un enfant décide soudain ne plus manger un plat qu’il appréciait auparavant?



L'enfant est par définition néophobe, c'est à dire qu'il a peur des nouveautés, surtout en ce qui concerne les aliments.
Il suffit par exemple de lui présenter un plat qu'il connaît comme une escalope de poulet et de changer de garniture en remplaçant la salade par des brocolis pour qu’il refuse de manger.
La nourriture est également un moyen d'affirmer son caractère. Il sait que les parents (surtout la maman) sont très sensibles à la quantité de nourriture qu'il consomme. Il va donc utiliser son comportement à table pour faire une sorte de chantage affectif. Soit pour obtenir quelque chose, soit pour attirer l'attention comme à la naissance d'un petit frère ou d'une petite soeur. Il boudera son assiette pour être à nouveau le "centre d'intérêt" familial malgré le nouveau venu.
Dans ce cas il faut éviter de rentrer dans son jeu. Les parents doivent être fermes tout en restant affectueux afin de ne pas céder au chantage.

Faut-il exposer l'enfant à tous les goûts dès son jeune âge?


Cela se fait naturellement d’abord avec l'allaitement, puis  avec l'introduction progressive de l'alimentation solide. L'école française dont je fais partie recommande la diversification alimentaire dès l'âge de 4 mois et l’élargissement progressif du cercle des apprentissages.

 

Comment réagir quand les enfants disent ne pas aimer des aliments nécessaires pour leur croissance?



Il ne faut pas forcer l’enfant à manger quand son refus est catégorique pour ne pas en faire une cause passionnelle. Il vaut mieux être rusé et lui proposer l'aliment de façon différente.  Si le lait n'est pas apprécié tel quel après l'âge de trois ans, il sera plébiscité s'il est présenté dans des crêpes, un gratin de légumes ou une bonne mouhallabieh …
Les dégoûts alimentaires ne concernent d’ailleurs pas uniquement les enfants. Nombreux sont les adultes qui n'aiment pas tel ou tel autre aliment.  Pourquoi voulez-vous que les enfants aiment tout?

La psychologie a-t-elle une influence sur le goût?


L'intérêt d'un repas pris en collectivité est justement de réveiller des passions méconnues. Je donne volontiers l'exemple des épinards ou des courgettes... Il est souvent impossible de les faire apprécier à la maison .Il suffit cependant d'un copain qui crie à table "youpie des épinards" pour que tous les autres soient pris d'une passion soudaine pour ces légumes!!
La collectivité est intéressante aussi car certains parents ne préparent pas chez eux les plats qu’ils n’aiment pas. L'enfant pourra ainsi les découvrir avec ses petits copains à la garderie ou à l'école.

Vous avez dirigé des ateliers du goût. En quoi consistent-ils?


Je viens effectivement d'animer des ateliers du goût à l'Institut Français du Liban dans le cadre du mois de la Francophonie. Au cours de ces deux heures d’apprentissage, nous faisons appel à tous les sens de l'enfant (la vue, l'odorat, évidement les papilles..) pour qu’il prenne  conscience de l'émotion qui peut être générée par un aliment.
Il distinguera les différents goûts, apprendra grâce aux textures à apprivoiser un aliment en l'accommodant de diverses manières…
Le plus important à mon sens est de garder ce côté "Plaisir" et "Ludique" de la nourriture.

 Comment se déroule l’atelier ?

 

Il est divisé en trois temps: deviner par l'odorat certaines épices et quelques aromates,  décrire ce que l’on ressent après avoir goûté dans une assiette du salé, du sucré, de l'acide et de l'amer, puis mettre la main à la pâte en confectionnant des Atayefs farcis ,en décorant des petits choux avec divers produits et enfin en confectionnant des truffes au chocolat.

Est-il utile d'en faire chez soi ?

Les parents  pourraient certainement reprendre cette façon ludique d’apprécier le goût. Une maman (ou un papa) qui cuisine et qui fait participer son enfant à l’élaboration des plats le fait naturellement.

Mettre l’enfant à table ou pire devant la télévision en lui présentant un plat comme un ovni est un peu triste pour apprendre le goût. D’où l’importance de se mettre à table avec les enfants, d’attirer leur attention sur ce petit goût de cannelle dans les courgettes farcies, sur les herbes fraiches présentes dans la salade… Une façon de faire du moment des repas une fête quotidienne.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 







 

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